jeudi 22 janvier 2026
Hugo Teixeira (Realisaprint.com) : "La proximité est au coeur de notre stratégie"
2026Actualités des acteurs
Très bien, et même au-delà de nos attentes. Ce n’est pas de la chance, c’est surtout le fruit d’un gros travail collectif. Nous sommes sur une croissance à deux chiffres, conforme aux objectifs que nous nous étions fixés, et que nous avons même reconduits pour l’année à venir. Cette dynamique est notamment portée par d’importants investissements humains et industriels.
Pouvez-vous nous en dire plus au sujet de ces investissements ?
Sur l’année 2025, nous avons recruté environ 30 nouveaux collaborateurs et intégré six nouvelles machines, tous segments confondus : petit format, grand format et finition. Ce n’était pas forcément prévu à ce niveau-là au départ, mais la croissance du volume de commandes nous y a poussés. Il fallait s’équiper pour continuer à répondre aux attentes de nos clients en termes de qualité et de délais.
Ces recrutements concernent quels types de profils ?
C’est varié. Realisaprint est aujourd’hui très tournée vers l’international – France, Espagne, Italie – et cela nécessite une solide organisation. Une grande partie des recrutements concerne les fonctions support : service client, avant-vente, après-vente. Il y a aussi bien sûr de la production, car même avec des machines très technologiques, l’humain reste indispensable. Les fonctions administratives, en revanche, représentent une part plus limitée.
Votre croissance est-elle principalement tirée par l’international ?
Pas exclusivement. Sur le chiffre d’affaires global, la France reste clairement la locomotive. En revanche, nos filiales à l’international affichent des taux de croissance très élevés. L’Italie et l’Espagne, par exemple, progressent fortement car nous y investissons beaucoup, notamment via notre présence sur des salons professionnels. Cela dit, la base française reste centrale dans notre développement.
En observant les demandes clients, voyez-vous émerger de grandes tendances ?
D’abord, nous pensons qu’un imprimeur trop spécialisé prend des risques. Les marchés évoluent vite et il est dangereux de mettre tous ses œufs dans le même panier. Notre force, c’est la diversification.
On observe aussi une baisse des volumes par commande. Les clients commandent plus souvent, mais en quantités plus réduites. Par exemple, au lieu de 10 000 brochures, ils en commandent 5 000, puis ajustent ensuite. Cette tendance aux petites séries ne fait que croître.
En parallèle, nous avons beaucoup développé de nouvelles gammes, notamment l’objet publicitaire. Grâce à notre base clients et à notre marketing, ces nouveautés trouvent rapidement leur public.
Vous revendiquez des prix très attractifs, tout en produisant en France. Comment parvenez-vous à cet équilibre ?
Le prix reste évidemment un critère clé, avec la qualité et les délais. Le fait de produire en France est un vrai plus, notamment en termes de réactivité. Aujourd’hui, 98 % de ce que nous proposons est produit en interne. Cela change tout : en cas de problème, nous le détectons immédiatement et pouvons réagir sans dépendre d’un sous-traitant.
Pour maintenir des prix bas, nous misons sur l’automatisation et sur le volume. Le marché global de l’imprimerie n’est pas forcément en croissance, mais la disparition de certains acteurs nous permet de récupérer des parts de marché. Cela génère plus de commandes, ce qui impose d’automatiser fortement nos flux.
L’automatisation passe aujourd’hui aussi par l’IA. Comment l’intégrez-vous chez Realisaprint ?
L’IA est déjà intégrée dans nos flux de production, notamment au prépresse et dans les contrôles de fichiers. Nous utilisons à la fois des outils développés en interne et des solutions externes intégrant de l’IA.
En revanche, sur l’IA conversationnelle et les chatbots, nous faisons un choix différent de certains acteurs. Nous privilégions clairement l’humain. Nos clients sont des professionnels qui commandent régulièrement, parfois quotidiennement. Ils ont besoin de réponses rapides, précises, données par des experts. Chez nous, le service client est basé en France, à Nice, et ce sont les mêmes équipes qui répondent au téléphone et sur le chat.
Et sur le plan du référencement et de la visibilité en ligne, avec les bouleversements liés à l’IA ?
C’est un sujet majeur. Nous avons commencé à travailler dessus depuis plusieurs mois et nous allons clairement accélérer. L’objectif est au minimum de ne pas perdre en visibilité. Comme pour l’automatisation industrielle, il ne faut pas rater ce virage.
Vous êtes un exposant fidèle de C!Print. Pourquoi est-ce un rendez-vous à ne pas manquer pour Realisaprint ?
Parce que la proximité est au cœur de notre stratégie. Le Web-to-Print peut parfois sembler impersonnel. C!Print nous permet de rencontrer nos clients, d’échanger avec eux, de prendre le temps. Nous venons avec une équipe importante – une quinzaine de personnes – pour pouvoir réellement discuter, présenter nos nouveautés et surtout écouter leurs retours.
Très souvent, des fonctionnalités ou des services que nous lançons aujourd’hui sont nés de discussions sur le salon il y a deux ou trois ans. Et entendre un client nous dire « Vous l’avez fait, et ça me fait gagner du temps », c’est extrêmement gratifiant.
Pouvez-vous nous dévoiler quelques nouveautés pour C!Print 2026 ?
2026 sera clairement l’année de l’objet publicitaire chez Realisaprint. Nous avons commencé à structurer cette offre au printemps et nous allons fortement l’étoffer en intégrant de grands fournisseurs. L’objectif reste le même : proposer de petites quantités, des délais courts et des prix attractifs, sans compromis sur la qualité.
Nous mettrons aussi en avant une baisse significative des prix sur les étiquettes en rouleaux, un segment très porteur. Des animations spécifiques seront prévues sur le stand autour de ces nouveautés.
