jeudi 22 janvier 2026

Ekaterina Shnyreva (Durst) : "Durst, ce n'est pas uniquement des machines à plus d'un million d'euros"

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Ekaterina Shnyreva (Durst) :
Durst est une nouvelle fois présent sur C!Print. Pourquoi ce salon est-il si important pour vous ?
C’est notre troisième participation à C!Print, et c’est un rendez-vous absolument incontournable pour nous. Aujourd’hui, en France, il n’existe pas d’événement équivalent dans les industries graphiques et la communication visuelle. Bien sûr, il y a des salons internationaux comme FESPA ou DRUPA, mais ils ont lieu à l’étranger, parfois tous les quatre ans, et les imprimeurs français s’y rendent finalement assez peu.
C!Print nous permet d’être visibles, proches de nos clients et prospects, et surtout de leur montrer concrètement nos solutions. D’autant plus que nous n’avons pas de showroom permanent en France. Le salon devient donc un moment clé pour découvrir nos machines, voir des échantillons, des applications réelles et échanger directement.

Justement, quelles machines allez-vous présenter sur cette édition ?
Cette année, nous avons fait le choix de présenter deux machines majeures de la gamme P5, qui incarnent parfaitement notre vision.
La première est la P5 350/HS, une machine hybride capable d’imprimer aussi bien en roll-to-roll jusqu’à 3,5 mètres qu’en impression à plat sur panneaux. C’est une version « High Speed », pensée pour démontrer aux visiteurs les gains en productivité, la vitesse et bien sûr la qualité d’impression.
La seconde est la P5 350 TEX iSub, dédiée à la sublimation textile. Sa particularité majeure réside dans la fixation en ligne. Concrètement, cela signifie que le client charge le tissu en entrée et récupère, en fin de chaîne, un textile prêt à être livré, sans passer par une calandre séparée.
Pour ces deux machines, nous allons présenter des applications. C’est très important pour nous de montrer ce que nos machines permettent de faire concrètement. Nous présenterons notamment le travail des encres, la colorimétrie, le blanc, le vernis, les effets 3D, les textures, les variations de couleurs sur différents supports. L’idée est de projeter les visiteurs dans des usages réels, pas uniquement dans des performances techniques.

Quels sont les bénéfices concrets de cette fixation en ligne pour les imprimeurs ?
Ils sont multiples. D’abord, en termes de simplicité d’exploitation : moins de manipulations pour les opérateurs, moins d’étapes intermédiaires, moins de risques d’erreur. Ensuite, en termes d’investissement, puisqu’il n’est plus nécessaire d’acheter et d’exploiter une calandre supplémentaire.
Il y a aussi un impact direct sur les coûts énergétiques. Réduire le nombre de machines, c’est réduire la consommation globale. Aujourd’hui, c’est un sujet central pour nos clients, à la fois pour des raisons économiques et écologiques.

La question environnementale est en effet de plus en plus présente. Comment Durst y répond-il ?
C’est un sujet central pour nous. Nos machines sont aujourd’hui moins énergivores qu’auparavant, et nous travaillons en permanence sur la réduction de leur consommation. Nos encres sont également certifiées et contiennent beaucoup moins de substances nocives qu’il y a quelques années.
Par ailleurs, il faut souligner que nos machines sont fabriquées, et non simplement assemblées, dans notre usine de Brixen, en Italie. Elles sont produites à la commande, sans stock, ce qui permet d’optimiser les ressources et de limiter l’empreinte carbone. Nous invitons régulièrement nos clients à visiter l’usine pour constater par eux-mêmes notre niveau d’exigence industrielle.

Durst est souvent perçu comme un acteur haut de gamme…
C’est vrai que Durst est historiquement associé à des machines haut de gamme, très performantes et parfois impressionnantes. Mais Durst, ce n’est pas uniquement des machines à plus d’un million d’euros. Notre gamme est beaucoup plus large et permet de répondre à des besoins très différents. Nous avons des solutions capables d’imprimer aussi bien 243 m² que 1940 m²/h. Tout dépend des volumes, des applications et des objectifs du client.
Parfois, investir dans une machine plus polyvalente et plus performante permet d’éviter l’achat de plusieurs équipements de moyenne gamme. Une seule machine hybride peut remplacer trois machines différentes, avec à la clé des gains de place, de temps et un coût inférieur.

Au-delà des machines, vous mettez aussi en avant des logiciels. Pourquoi cet axe est-il devenu stratégique ?
Parce que l’impression ne se limite plus à la machine. Chez Durst, nous investissons massivement dans les logiciels afin d’accompagner nos clients sur l’ensemble de leur chaîne de valeur. Nous couvrons aujourd’hui un large spectre : du RIP, avec par exemple simple RIP, jusqu’à des solutions beaucoup plus globales de pilotage de production, d’automatisation et même d’ERP. L’objectif est clair : aider nos clients à optimiser leurs flux, leurs coûts, leur organisation et leur performance globale.
Nous avons déjà des clients qui utilisent nos logiciels pour le pilotage des impressions, mais nous souhaitons aller plus loin et construire un véritable écosystème, en lien aussi avec des partenaires.

Durst fête ses 90 ans en 2026. Cet anniversaire aura-t-il une place particulière sur le salon ?
Absolument. 2026 est une année symbolique pour le groupe Durst, qui célèbre ses 90 ans d’existence. Sur C!Print, nous ferons partie des premiers en France à marquer cet anniversaire. Il y aura des animations et des surprises sur le stand. Rien n’est encore figé, mais l’objectif est clair : montrer que Durst est une entreprise solide, pérenne, qui continue d’innover et de se projeter vers l’avenir.

Quelle est l’importance du marché français pour Durst ?
La France est un marché stratégique et à fort potentiel. C’est un pays vaste, avec de nombreux imprimeurs, industriels et acteurs de la communication visuelle. Même si certaines périodes sont plus complexes, nous savons que des renouvellements de parcs machines vont arriver, que de nouvelles entreprises vont se créer, que des regroupements auront lieu. Tout cela ouvre des opportunités pour Durst.
Par ailleurs, les attentes des clients évoluent vers plus d’écologie, plus d’efficacité et plus d’automatisation, ce qui correspond parfaitement à notre offre.

Un mot sur l’accompagnement et le service après-vente, souvent décisifs dans les choix d’investissement ?
C’est un point essentiel. La vente d’une machine n’est que le début de la relation. Chez Durst, nous avons beaucoup investi dans le service technique et l’accompagnement. Aujourd’hui, nos clients bénéficient d’un support francophone, avec une hotline basée à Meudon. C’est un vrai atout pour le marché français, où la proximité et la langue sont des éléments clés.
Nous proposons également de la formation, de l’accompagnement sur site et un accès direct au support usine lorsque nécessaire. L’objectif est clair : sécuriser l’investissement de nos clients sur le long terme.